Lâcher-prise : et si on arrêtait de croire que c’est juste « arrêter de penser » ?

On lit partout qu’il faut « lâcher prise ». Comme si c’était un bouton OFF à activer. Comme s’il suffisait de se dire « je laisse couler » pour que tout rentre dans l’ordre. Mais pour beaucoup de femmes, surtout celles qui jonglent entre travail, enfants, vie sociale et charge mentale… ces mots sonnent comme un mirage.
Et si le lâcher-prise n’était pas un renoncement, mais une reprise de pouvoir ? Pas fuir. Mais s’alléger. Pas abandonner. Mais choisir.
Le faux mythe du contrôle
Dans notre société, on valorise la maîtrise, l’organisation, l’anticipation. Les femmes en particulier ont appris à tout gérer. À prévoir les repas de la semaine, les rendez-vous médicaux, les émotions de leurs enfants, leurs performances au travail… jusqu’à l’épuisement. Et parfois, on entend cette petite voix intérieure qui dit : "Je suis fatiguée. J’aimerais juste poser tout ça. M’arrêter un moment."
Mais l’idée même de relâcher le contrôle provoque… de l’anxiété. Parce qu’on a associé le contrôle à la sécurité, et le lâcher-prise à la perte de maîtrise.
Lâcher-prise, ce n’est pas perdre pied. C’est cesser de s’accrocher à ce qui nous tire vers le bas.
Le vrai lâcher-prise : une compétence, pas un état
Lâcher-prise, ce n’est pas un moment de détente passager. C’est une posture intérieure qui s’apprend, se cultive et s’ancre progressivement. C’est :
- Faire le tri entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous.
- Accepter ce qui ne peut être changé (l’attitude d’un collègue, une situation passée…).
- Se reconnecter à son corps, ses besoins, ses ressources.
Et c’est précisément là que la sophrologie devient un outil puissant. Elle n’invite pas à fuir le réel, mais à y entrer autrement, avec plus de présence, plus d’espace intérieur.
Lâcher-prise ne veut pas dire tout accepter
Il ne s’agit pas d’accepter l’inacceptable. Il s’agit de poser des limites saines, de sortir de l’hyper-exigence, de redonner à chacun (enfants, collègues, partenaire) la part de responsabilité qui lui revient.
C’est dire NON sans culpabiliser. C’est reconnaître ses besoins sans s’excuser. C’est comprendre que la perfection est un poison lent.
Lâcher prise, c’est choisir de vivre autrement
- C’est arrêter de ruminer le passé et de redouter le futur pour revenir ici et maintenant.
- C’est accepter l’impermanence : tout change, tout passe, même les tensions du moment.
- C’est reprendre contact avec ce qui compte vraiment : le souffle, les sensations, les petits instants de beauté.
Lâcher prise, c’est revenir à soi pour mieux être avec les autres.
Dans mes programmes : un entraînement au lâcher-prise en douceur
Le lâcher-prise ne s’enseigne pas en un article. Il se vit, s’explore, s’éprouve. C’est pourquoi mes accompagnements proposent :
- Des séances guidées pour expérimenter le relâchement corporel profond.
- Des exercices simples et accessibles pour s’initier au lâcher-prise dans le quotidien.
- Des temps d’intégration pour ancrer cette posture intérieure durablement.
Pas à pas. À son rythme. Et surtout, avec bienveillance.
Une question pour vous
Qu’est-ce que vous êtes prête à poser aujourd’hui ? Qu’est-ce qui, dans votre vie actuelle, mérite d’être allégé ?